Pascal en Islande
Jökullsarlon


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Vendredi 25 mai 2007, JökullSarlon

8h30, petit-déjeuner avec mes hôtes, Anna nous prépare des crêpes : c’est un régal.

 

Le petit port de pêche de Djupivogur, la ville (moins de 1000 habitants) la plus proche de Berunes (40 Km). Il y a de l’activité dans le port, un bateau vide son chargement, du monde s’active autour de l’usine de poissons.

En France, je ne prêtais pas attention
aux panneaux « Attention chute de pierres »,
ici il vaut mieux lever la tête, parce que ça descend en permanence.
Je reprendrai cette route le soir et j’ai constaté qu’elle avait été nettoyée, mais que d’autres pierres étaient retombés.

Ce matin Ólafur me disait que les rennes que j'avais vus hier, était peu nombreux et tous dans le secteur que j'avais traversé la veille. En voilà deux qui sont bien loin de leur maison, et un peu moins sauvage que ceux du Nord.

Que ce soit au Nord ou au Sud, ces pauvres bêtes n'ont même pas de forêt pour s'abriter ou se cacher.

Deuxième passage a Jökullsarlon, c’est toujours aussi beau et impressionnant.
Une langue du glacier Vatnajökull termine sa course dans l’eau de ce petit lac.
Des blocs de glace de détachent régulièrement, et passent dans le Jökullsarlon avant finir leur vie d’icebergs dans la mer en passant sous le pont qui sépare le lac de l’océan.

     

Le soleil brille et me réchauffe, je m’assois un peu dans l’herbe au bord du Jökullsarlon, le vent s’arrête, et je ne résiste pas à l’appel de la sieste.

Quelques quarts d’heures plus tard, bien reposé, je j’aperçois un troupeau de motards près de la petite boutique.
Ça tombe bien j’avais justement envie de café. C’est un moto-club Danois qui vient passer une semaine de balade en Islande. Ils ne sont pas tous venus avec leurs motos, ils ont un ami qui fait partie du moto-club de Reykjavik et qui leur a prêté une dizaine de motos. C’est très intéressant des amis comme ça, je note les coordonnées de cet ami, à tout hasard, au cas où l’envie me prenne de venir passer des vacances à moto dans le coin.
L’un d’entre eux vas retourner au Danemark en même temps que moi, on se reverra donc sur le bateau la semaine prochaine.

 

Je reprends la route, en direction de Berunes, mon camp de base, je ne me lasse pas de ces paysages.

 

 

J’ai croisé photographié pas mal d’animaux  le long des chemins Islandais, je n’avais pas encore photographié les oies sauvages, il y en a partout sur les lacs, la mer, dans les champs, dans le ciel...

C’est un petit groupe, d’une dizaine d’oies, qui vient faire valoir sa cause, en m’escortant un peu.
La route passe vraiment au bord de l’eau, et ces oies ont peur lorsqu’elle me voient (ou m’entendent) elle s’envolent juste à ma hauteur, c’est un peu impressionnant ces gros oiseaux qui arrivent à décoller aussi vite.
Elles partent dans ma direction, puis font demi-tour au-dessus de moi, et refont demi-tour pour me suivre, me rattraper et m’escorter.
Je n’ai pas changé d’allure, je roule à environ  95 Km/h, (donc elles sont capables de voler a plus de 100 Km/h), elles se placent devant moi et vont m’accompagner pendant plus de 20 Km.
Je n’ose pas m’arrêter pour les photographier, ni même ralentir ou accélérer, elles suivent vraiment le tracé de la route et sont calées sur mon allure.
C’est un fort vent à l’entrée d’un fjord qui leur fera changer de route, ou peut-être, est-ce simplement la limite de leur territoire, jusqu’où elle m’ont conduit.

Cela mérite bien une place dans mon carnet de route, les photos ne sont pas celles de mon escorte, c’est simplement les premières oies que j’ai rencontrées après cette expérience.


 

d
     

Les nuages s’épaississent, le vent souffle très fort, j’ai un peu froid lorsque j’arrive à la ferme.

Une bonne surprise m’attend, le poêle est allumé, la maison est bien chaude,
je n’ai plus qu’a me vautrer dans le fauteuil prés du feu.

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