Pascal en Islande
Neðra Vatnshorn


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Lundi 21 mai 2007, Neðra Vatnshorn - Akureyri

Ce matin c'est pas du jambon d'agneau, mais du pâté d'agneau aux oignions, qui m’est servi au petit-déjeuner, c’est très bon, et pas très fort.
Après quelques échanges de coordonnées, je quitte cette ferme et mes hôtes super sympas, pour prendre la route en direction du Nord.

La prochaine ville est Akureyri, c ’est la plus grosse ville après la région de la capitale, et je pense pouvoir y trouver un pneu pour ma moto.

Parce que la mauvaise surprise d'hier soir, c'est que j'ai constaté l'usure de mon pneu arrière, il ne me conduira pas très loin, surtout sur du gravier.
J'avais pourtant pris le soin de le changer quelques semaines avant de partir, j'avais choisi une gomme dure pour la circonstance.
Ce type de pneu me permet de faire environ 25 000 Km en France, celui-là aura fait 2 000 Km en Normandie, 2 500 pour atteindre l'Islande et seulement 2 500 Km au pied des volcans, soit 7 000 Km.
Ce changement ne sera pas un luxe parce que je lui avais déjà mis 3 mèches pour réparer les crevaisons.

Les premiers kilomètres se font sont un beau soleil, puis je vois, au loin, les montagnes que je vais devoir franchir.

Il y a de gros nuages accrochés dessus, et je fais bien d’enfiler mon pantalon de pluie.

Ces deux photos ont l’air banales ? Et bien non, il y a des arbres !
Le truc, c’est qu’en Islande les arbres sont très rares.
J’en parlai justement ce matin avec Andréa : il y a des mesures politiques qui incitent les fermiers à planter des arbres, malheureusement pour les arbres, aux dernières élections ce sont les conservateurs qui ont remporté le scrutin, et ils se fichent pas mal de la reforestation de leur pays.

En effet après le premier virage de l’ascension, ce n’est pas de la pluie ni de la neige, ce sont de gros grêlons, qui me tombe dessus, la route est blanche de grêlons, je ne m’arrête pas pour la photo, de toute façon elle n’aurait pas été bonne. Plus je monte, plus la température descend, au sommet, mon instrument de bord me dit 0°.
Ce n’est qu’un col à passer, d’ailleurs juste après le col, le soleil reprend sa place, la route est bien sèche.

C’est bien la grêle bien dure, parce que ça roule et ne mouille pas.

Ci-contre, les restes
de l'averse sur mon sac.

A gauche, la route devant moi,
à droite la même derrière moi,
les deux photos sont prisent
au même endroit.
La vallée en direction d'Akureyri
 
     

En parlant d'arbre, cette région est privilégiée, il y a même une forêt à proximité de la ville.


Et cette forêt est considérée comme un joyau, c'est un des monuments les plus important de la ville.
Il y a des sentiers qui zigzaguent pour donner l’impression que c’est plus grand, mais elle ne couvre pas plus d’une dizaine d’hectares.

     
     
     
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